TAÏGA

TAÏGA

2008 : Des fers à bétons sont placés sur des caténaires SNCF, entrainant des perturbations du trafic ferroviaire.
C’est le début de « l’Opération Taïga » où neuf personnes sont inculpées pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste »
2018 : Après 10 années de procédure et 27 000 pages de dossiers le Tribunal de Grande Instance de Paris à travers la juge Corinne Goetzmann met un terme définitif à l’ « affaire » dite de Tarnac en prononçant une relaxe quasi-générale et déclarant « Le groupe de Tarnac était une fiction »


Taïga (comédie du réel) est une tentative de raconter cette « affaire », de faire du théâtre de ce qui est déjà considéré comme le plus grand fiasco de l’anti-terrorisme français de ce début de XXIème siècle.


Comment des personnes soupçonnées de sabotage peuvent-elles tomber sous le coup d’une procédure anti-terroriste ?
Que s’est –il passé pour que 10 années de procédure aboutissent à une relaxe quasi générale ? Est-ce un « dérapage » ou « une « méthode » ?
Parce qu’il est de plus en plus considéré comme « normal » de renoncer à un peu de liberté pour davantage de sécurité.
Parce qu’à la présomption d’innocence semble vouloir insidieusement se substituer une présomption de culpabilité.
Parce que des lois sensées nous protéger sont parfois abusivement appliquées pour taire une forme de contestation.


Nous avons décidé de raconter cette « affaire » où 9 personnes se sont retrouvées prisonnier-ières d’une procédure kafkaïenne durant 10 ans de leur vie afin de questionner notre rapport à la liberté, à la démocratie, à la désobéissance et à la sécurité.


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