ILLUSIONS

ILLUSIONS

Illusions ressemble d’abord à une « belle » histoire, comme on aime s’en faire raconter. Une histoire d’amour ou une histoire de l’amour…Si l’amour peut être une histoire. L’acte de théâtre semble d’abord se résumer au simple fait de venir raconter. Il a cette humilité. Quatre jeunes gens qui viennent dire l’histoire de deux couples âgés, et rapporter les paroles intimes qu’ils ont prononcées avant de mourir à l’être qui a accompagné leur vie ; des paroles exprimant leur amour à d’autres êtres. Ils ont prononcé ces paroles, et tenté de comprendre ce qu’a été l’amour pour eux, dans un âge très avancé et juste avant la mort ; dans un moment où peut-être on ne joue plus, où les masques sont tombés. Mais même à cet instant-là, peut-on se dévoiler et quitter le jeu des illusions ? Le grand jeu qui crée le monde.


L’écriture de Viripaev prend une histoire apparemment simple, celle d’un homme qui s’éteint et qui sur son lit de mort déclare à sa femme tout l’amour que celle-ci lui a permis d’éprouver. Et en cet instant, il sait que le véritable amour ne peut être que réciproque. Mais la succession des récits vient voiler peu à peu la clarté de cette évidence ; Toutes les évidences, les certitudes vont vaciller, un petit espace vient faire douter de la réalité des sentiments, de la réalité de nos perceptions, de la réalité même du récit. Dans le texte de Viripaev, comme dans le monde peut-être, rien n’est stable, rien n’est constant


1. Evénements
2. Tarification
3. Paiement