DELUSION CLUB

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Dans ce nouveau tour de chant, Le cirque des Mirages renoue plus que jamais, avec la tradition du cabaret expressionniste, ou plutôt, avec ce que fut le cabaret dans sa chair et son essence avant qu’il ne soit détourné au profit d’une représentation caricaturale et consensuelle dont seul subsiste un vulgaire nuage de strass et de paillettes. A-t-on besoin de rappeler que le cabaret de la fin du 19ème, constituait le cénacle de l’avant-garde et de la résistance, que dans ce bouillant creuset, se tramaient les pires accouplements artistiques (poésie, chanson, musique, danse…), qu’ici on venait noyer à coup de cynisme et de textes grinçants et corrosifs la bonne morale des églises et l’ignominie des états ?


Est-il nécessaire d’indiquer que l’expressionisme naquit dans une Allemagne passée en peu de temps d’une société rurale, voir féodale, à une société industrielle où l’homme perdit peu à peu sa place. Que, dans ce contexte, l’expressionnisme devint le cri de l’individu privé de « Dieux et de repères », violemment écrasé et étouffé par la machine.
On comprendra dès lors, après un parallèle facile avec notre belle et joyeuse époque, que le cabaret expressionniste du Cirque des Mirages n’est pas un quelconque clin d’œil nostalgique aux spectacles d’autrefois, mais plutôt une réponse violente, absolument moderne, tissée à coup de beauté, de poésie et de fantastique, à la puissance écrasante d’une société. La seule réponse peut-être, en égard à l’assentiment d’une certaine chanson qui s’écoule et se vautre dans les eaux de la bonne conscience et de la morale établie.


« Troublant et décadent, fantastique et fantasmagorique, drôle et inquiétant, tel est le duo étrange et sensationnel du « cirque des Mirages ». De cirque il n’en est pas question, d’enfance non plus, de mirages peut-être, d’expressionnisme et de réalisme sûrement. Textes subtils d’une poésie noire, partition et jeu de lumières pour créer les « ambiances », parfait doigté du pianiste et puis cette présence incroyable de Yanowski. Sa voix profonde, sa mise en scène et sa gestuelle de comédien créent un personnage fascinant. Mystérieux, volontiers provoc’, comme touché par une grâce, quand il chante, ça vous remue à l’intérieur. » Pariscope


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